En 1984, Claudine Brusorio s’installe à Châteaugiron, près de Rennes. Venue de Lorraine pour quelques mois, elle choisit finalement d’y rester. Une petite chapelle devient son atelier puis sa galerie, un lieu où elle poursuit depuis lors son travail de sculpture et ses recherches autour de la matière, de la forme et du mouvement.

De la matière à la forme

Bois, pierre, marbre, bronze… Claudine Brusorio aborde les matériaux avec curiosité, attentive à ce que chacun d’eux impose autant qu’à ce qu’il permet.
Ses sculptures jouent avec la lumière, les pleins et les vides, les lignes et les courbes. Le corps humain y occupe une place centrale : rarement représenté de manière littérale, il se devine dans une silhouette, un mouvement, une tension ou un équilibre.
À travers lui se dessine une recherche plus intime : celle d’un cheminement vers l’équilibre, entre ombre et lumière, intériorité et ouverture, contrainte et liberté.
L’autre côté de la pierre
En 2000, à Carrare en Italie, Claudine Brusorio réalise Le Passage, une œuvre en marbre qui marque un tournant dans son parcours.
Cette sculpture ouvre une nouvelle période de recherche. Les formes s’épurent, les lignes et les courbes prennent une importance croissante. La sculptrice cherche alors, selon ses propres mots, à explorer « l’autre côté de la pierre ».
Dans cette économie de formes, le geste ne cherche pas tant à tout montrer qu’à suggérer. La sculpture laisse une place au regard et à l’imaginaire de celui qui l’observe.

Ma sculpture n’est pas ce que je vois,
mais ce que je veux faire voir.

À la recherche de l’équilibre
Cette recherche traverse l’ensemble de son œuvre. L’équilibre n’y est jamais tout à fait immobile : il naît d’une tension entre les masses, d’une courbe, d’un vide ou d’un mouvement suspendu. Pour Claudine Brusorio, cette recherche formelle rejoint une quête plus intérieure :
« L’équilibre, c’est aller vers la paix intérieure, c’est reconnaître la dimension intérieure de l’Être. »
Le mouvement de la vague
La vague est l’une des formes récurrentes dans le travail de Claudine Brusorio.
Elle porte en elle la fluidité, le mouvement et le changement. Tantôt contenue, tantôt sur le point de déferler, elle évoque aussi le caractère mouvant et éphémère des choses.
Dans des œuvres comme La Déferlante, sculptée dans le marbre de Carrare, la vague devient aussi une métaphore des émotions humaines : un mouvement qui naît, s’amplifie, retombe et recommence.

Quelques repères

1984 • Châteaugiron : installation à la chapelle Saint-Nicolas
1990 • Suède : concours de sculpture sur neige à Kiruna
1992 • Québec : concours de sculpture sur neige
1995 • Japon : symposium international de sculpture à Hagi
2000 • Carrare, Italie : réalisation de Le Passage
2008 • Thil : réalisation de l’œuvre monumentale en hommage aux déportés du camp de Thil (photo ci-contre)
2017 • Montepulciano, Italie : Le Cheminement, dans la collection de Bindella Tenuta Vallocaia

Aujourd’hui
Forte de quarante années de pratique, ponctuées d’expositions en France et à l’étranger et de participations à des symposiums internationaux, Claudine Brusorio poursuit son travail de sculpture et réalise également des commandes publiques et des œuvres monumentales.
Ses œuvres sont présentées en permanence à la Galerie de sculpture de la chapelle Saint-Nicolas à Châteaugiron.

Exposition récentes
2026 Artistes pour l’Espoir • Mouilleron-le-Captif (85)
2025 Galerie Oh Arts • Châteaugiron (35)
2025 Musée Aulnette • Le Sel-de-Bretagne (35)
2023 Artistes pour l’Espoir • Chantonnay (85)
2021 Terre et Flamme • Chantepie (35)
2015-2021 La Loggia dell’Arte • Dinard (35)